Cette rue a la particularité d’être formée en T. Comme nous venons de le rappeler elle intègre l’ancienne impasse de Sak.

On remarquera une large ouverture à la rivière, nommée de Päerdswee(le chemin des chevaux). Ce passage permet d’accéder au quai et à l’ancien chemin de halage.

Devant l’église dont il est question dans un autre chapitre se dresse le Monument aux morts construit en 1926. .

Face à l’église se présente une maison construite en 1831 sur les anciens jardins de la Chartreuse. Cette habitation est le type même de la fermette lorraine d’après la Révolution Française avec son porche. Elle présente toutefois une particularité peu banale en Lorraine. En effet l’arche du porche repose sur deux pierres présentant en bas relief chacune une croix basque. Un chapitre est consacré à cette particularité du Val Sierckois.

En remontant la Rue nous pourrons encore remarquer les vestiges du mur d’enceinte de l’ancienne chartreuse. Hélas au cours des ans ce mur disparait peu à peu pour répondre aux nécessités de la vie moderne du village.

Aux confins de la Rue, après avoir longé les bâtiments de l’Institut Médico Educatif, nous tombons sur l’ancienne entrée de la Chartreuse, comme en témoigne le dernier pavillon intégré au Château dont il est question plus haut.

Voici ce que Jules Florange résume à ce propos dans ses Cahiers Luxembourgeois de 1932 :

« … un chemin longeant la rivière la rivière conduit à un grand portail, orné des armoiries de la Chartreuse (Croix de Lorraine accostée de C.R.) et encadré par les deux pavillons du portier, donnant accès à la grande cour.

Au fond de celle-ci s’étendait le bâtiment principal de la nouvelle Chartreuse, terminé par deux ailes, coupé au milieu par l’Eglise et construit sur le modèle de la Chartreuse de Bosserville-les-Nancy ver 1740. Cette église, composée du chœur et de la nef, mesurait environ 40 mètres de longueur et portait un clocheton. Son portail tout en pierres de taille superposait un double étage de colonnades dans lesquelles l’ionique et le corinthien se mariaient.

Des deux côtés de l’entrée, il y avait deux niches avec les statues de Saint Bruno, fondateur des Chartreux, et de Saint Sixte, patron de l’ancienne abbaye bénédictine. Le fronton était chargé d’une horloge surmontée d’une croix….»