Les origines de cette illustre famille restent dans la totale obscurité. Les Seigneurs de Sierck doivent leurs droits à la Maison de Lorraine. Ils ont toujours porté les armes de Sierck et un membre de la famille en était le châtelain. Il avait la garde du dit château et y résidait. Le premier fût Widrick gouverneur du château en 1104. Les Bénédictins de Rettel les choisir voués, protecteurs. Certains membres de la famille furent enterrés dans l’église de Rettel même, dans un caveau construit par Ferri 1er, près de l’autel de Notre Dame.

Les principales figures historiques de cette éminente famille sont :

Jean de Sierck, né vers 1245 et décédé au retour d’un voyage à Bordeaux où il rencontra le pape Clément V. Il fut archidiacre de Trèves, évêque d’Utrecht, de Toul. Son neveu Frédéric de Sierck, lui succéda au trône pontifical d’Utrecht.

Pierre de Sierck, frère de Jean de Sierck, fut chanoine à Metz et archidiacre à Marsal. Il mourut en 1320.

Elise de Sierck, fut abbesse de Freistroff.

Conrad de Sierck, frère de Jean et de Pierre, fut commandeur de l’Ordre des Chevalier Teutoniques, affiliés à l’Ordre du Temple de Jérusalem.

Arnould VI de Sierck, 1366-1455, Seigneur de Frauenberg, Moncler, Meinsberg, Forbach, comte du Saint Empire fut également banquier du Duc de Luxembourg et des Empereurs d’Allemagne. Arnold est le fils de Jacques II de Sierck et de Else de Montclair. Il transforme le manoir du Meinsberg à Manderen en forteresse de 1420 à 1439.

Jacques de Sierck, 1439-1456, fils d’Arnould, fut certainement un des membres de la famille de Sierck des plus illustres. Ecclésiastique, dernier en ligne de la famille. Celle-ci s’est éteinte avec lui, ne pouvant, par son état, avoir d’héritier. Diplômé de l’université de Florence, professeur de Théologie à Trèves, chambellan du pape Eugène IV, premier ministre du Roi René et conseiller de l’Empereur. Il fonda la fameuse Université de Trèves. Consacré archevêque dans la chapelle du Château du Meinsberg (Malbrouck) il fit beaucoup pour la création de l’église de Sierck et pour son pays natal.

Références : Jules Florange – Histoire des comtes et seigneur de Sierk en Lorraine – 1895