fransl

Francis André-Cartigny

L’introduction du Français dans le Duché de Lorraine et en Alsace

Etat indépendant, en son temps,  étrangère à la France, la Lorraine adhérait à l’Empire allemand. Un tiers des sujets du Duc de Lorraine ne parlait que l’allemand, il s’agissait des populations du Bailliage d’Allemagne (Voir la carte).  « François II dans l’acte de fondation en 1630 du collège de Jésuite à Bokenheim (Ainsi se nommait Sarre-Union avant la Révolution), prescrit que tous les régents sussent parler l’Allemand et que les prédications et l’enseignement de l’Allemand soient entretenus et cultivés dans le comté de Saarwerden (Saverne) en faveur des sujets allemands qui sont un tiers du Duché » (copie archives nationales)

La succession du Duché promise à la France, le chancelier Galaizière  intendant au côté du Roi de Pologne inspire au Duc de Lorraine l’Edit du 27 septembre 1748. Dicté par Versailles, le français sera promut  langue officielle dans l’ensemble de la Lorraine.  Sous l’ancien régime, la nature officielle d’une langue ne pouvait être confondue avec celles de nos temps modernes, elle ne concernait que la publication des actes officiels. La langue d’enseignement, l’allemand, restait donc en dehors de ces dispositions dans le Bailliage d’Allemagne.

Cet édit posa d’énormes problèmes pratiques. Les juges continuaient à rendre leurs arrêts et leurs sentences en Allemand ainsi que leurs actes, les contrats et procédures. En effet, la population craignait d’être spoliée par ces nouvelles dispositions dans leurs affaires lors des enregistrements des actes de ventes des biens immobiliers, etc… Et de fait, de tels abus eurent bien lieu. Vu l’importance du commerce et des transactions entre l’Alsace et la Lorraine, la langue allemande en Alsace fût maintenue langue officielle dans l’administration des villes jusqu’en 1789, sauf  et exclusivement dans les actes judiciaires.

L’Assemblée Constituante du 14 janvier 1790 décrète la traduction en allemand l’instruction sur les nouvelles formations des municipalités en Alsace et en Lorraine Allemande et en Flamand dans le Nord de la France. Cette disposition s’étendra à l’ensemble des lois. Des traducteurs bénévoles relayés par des traducteurs payés s’attellent à la tâche. Mais en 1794 les autorités françaises considèrent dangereuses ces dispositions pour l’unité nationale. Des mesures unilatérales dans toute la France pour unifier le langage sont alors prises.

Copie d’un acte sous seing privé établit sous le second empire en Moselle en avril 1861

 

Marquer votre visite d'un commentaire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :