Photographie: Ein Mädchen – ein Blog

La prière et le jeûne purifient. La méditation et le silence modifient les états de la conscience. Le bruit rend nerveux et fou. La qualité de l’alimentation agit sur le mental. La Lune influe le psychisme et  le schéma alimentaire.  Ainsi peut-on considérer que la période d’abstinence du Carême correspondait à une purification bienfaisante et naturelle tant du corps que de l’esprit.

Les fêtes  païennes possédaient un sens beaucoup plus large que celles de nos jours. Les périodes de privation de retraite intérieure du Carême se terminaient par la fête, analogue aux  « ruptures du temps » antiques où tous les excès étaient permis, sinon tolérés. Le Carnaval symbolisait ce renversement du temps des valeurs et celui du mouvement des âmes. Certaines peuplades primitives, d’Asie de l’Oural, craignaient les morts et se masquaient lors de leurs passages pour ne pas être reconnus par leurs ancêtres afin qu’ils ne les emportent point. Les débridements du Carnaval : déguisements, défilés de chars, orgies dans le sens antique du mot, c’est à dire excès dans les costumes et la musique, ont leurs origines dans les fêtes très anciennes.

Le Jeûne » de Marie-Reine Geffroy – Editions La Vie Claire 1973 :

« Le Carême commence, pensons-nous deux jours avant  Mardi gras, c’est à dire le Dimanche précédent, pour se terminer le Samedi-Saint, veille de Pâques, représente justement 7 semaines ou 49 jours . Or cette durée englobe 7 périodes de 7 jours correspondant au cycle planétaire, et 4 périodes de 12 jours, correspondant au cycle zodiacal. »

« Le temps de convalescence appelé « reprise alimentaire » à la fin duquel on est en pleine possession des forces nouvelles acquises par le jeûne, doit durer, d’après les auteurs, le même nombre de jours que celui-ci. Or, ce temps aboutit exactement à la veille de la Pentecôte (7semaines après Pâques), qui symbolise la descente de l’Esprit-Saint sur les Apôtres et l’illumination accordée par la Grâce divine.« 

René Guénon fait la remarque suivante à la page 143 dans son ouvrage « Symboles de la science sacrée » :

« Carnaval – fête … du reste chacun choisira tout naturellement parmi ces masques, sans même en avoir clairement conscience, celui qui lui convient le mieux, c’est à dire celui qui représente  ce qui est le plus conforme à ses propres tendances de cet ordre, si bien qu’on pourrait dire que le masque, qui est censé cacher le véritable visage de l’individu, fait au contraire apparaitre aux yeux de tous ce que celui-ci porte réellement en lui-même, mais qu’il doit habituellement dissimuler. »