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Francis André-Cartigny

La Sainte Véronique le 4 Février – autour de la fête celtique Imbolc du 1er Février

Il existe dans les Evangiles deux saintes Véronique. Elles ont toutes deux un rapport avec les symboles liés à la fête celtique d’ouverture du Printemps Imbolc.

Véronique au voile du Christ

A la 6ième station du Chemin de Croix, une femme vient au secours du Christ au visage ensanglanté par son martyr et par la couronne d’épines qu’il doit porter. Cette femme couvre le visage de Jésus et l’essuie avec un voile pour soulager le futur crucifié. Le linge reproduit alors miraculeusement le visage tuméfié du Saint Sauveur.

Véronique la femme malade d’hémorragie permanente

Les Evangélistes rapportent qu’une femme est guérie ipso facto sur sa seule foi en touchant discrètement la  robe de Jésus à son insu. Or le Christ sans avoir vu cette femme demande: « qui m’a touché ? » se plaignant d’une immense fatigue à ce moment précis, Jésus ayant prit sur lui la maladie.

« Au 5ièmesiècle, Eusèbe de Césarée relate dans son Histoire ecclésiastique   (livre VII, § XVIII) avoir vu lui-même à Panéas (aussi connue sous le nom de Césarée de Philippe), devant la maison de la femme hémorrhoïsse « que les Saints Évangiles nous apprennent avoir trouvé auprès de Notre Sauveur la délivrance de son mal » (Mt 20) se trouvait une statue représentant Jésus « magnifiquement drapé dans un manteau » guérissant cette femme ; à ses pieds était figuré une magnifique plante médicinale, « antidote pour toutes sortes de maladie ».[1]

Cette précision nous éclaire sur l’origine latine de l’appellation Véronica Becce Bunga[2] de la plante du Cresson, que nous traduisons littéralement par Véronique des ruisseaux. Selon un ouvrage botanique allemand[3], cette plante médicinale soignerait les rhums, bronchites et pneumonies. Le livre précise qu’il s’agit d’une plante Rachenblüte, c’est à dire fleur de gosier ou de gorge. Le mot allemand Rache vient de Raubtiere : oiseaux de proie.

Par le Cresson Véronica Becce bunga et ses propriétés médicinales nous voici revenus, comme dans le billet précédent à propos de Saint Blaise au vent et aux mots de gorge.

Troublant est aussi la propriété du Cresson que nous donne l’ouvrage botanique cité plus haut : la plante serait liée au Glykoside, un produit naturel qui sous l’influence des agents d’hydratation peut former du glucose. Chose curieuse, le mot glykoside contient le mot lycos, le loup. Encore un lien avec Saint Blaise.

Certain voit un rapport de Sainte Véronique avec Mélusine. Certes Mélusine se transforme en Dragon après avoir été déçue de son mari Raimondin. Celui-ci l’avait rencontré un soir de pleine Lune près d’une fontaine. Le Dragon, entre autre, symbolise les quatre éléments si chers aux Druides.

Enfin, Sainte Véronique aux hémorragies, fêtée le 4 Février, a certainement un lien avec l’autre fête proche de la fête celtique d’Imbolc, fête de purification et de lustration : la Chandeleur, la purification de la Vierge. Un autre lien symbolique avec la fée Mélusine ?

[1] Wikipedia

[2] Bunga est le mot allemand latinisé de Bung qui signifie vergers ou terre agricole- Bongert en luxembourg.

[3] Lehrbuch der Botanik de Schmeil-Seybold – Verlag Quelle und Meyer – Leipzig – 1940

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Cette entrée a été publiée le 22 novembre 2017 par dans Fêtes anciennes, et est taguée , , , , , , , , .
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